Les différents poêles à bois

 

Les différents types de poêles à bois
Les poêles à bois classiques
(rendement de combustion > 45%)
C’est le type de poêle à bois le plus répandu. Il n’utilise aucune technologie particulière. Son principal avantage est son coût faible.
De par son faible rendement, il ne donne pas droit au crédit d’impôts qui requiert des équipements dont le rendement est de 65% minimum.
Les poêles à bois à post combustion
(rendement de combustion > 75%)
Dans ce type de poêle à bois, à foyer fermé, il y a des arrivées d’air secondaires, naturelles ou forcées, qui forcent les gaz à effectuer plusieurs cycles de combustion avant de quitter le foyer, augmentant de ce fait le rendement final. Cela réduit aussi la quantité de cendre ainsi que les suies dans le conduit d’évacuation. Pour fonctionner de manière optimale, les poêles à post combustion nécessitent un feu nourri et continu.
Les poêles à bois à accumulation de chaleur
(rendement de combustion > 90%)
Le poêle à bois, de masse type Kacheloffen Alsacien (que l’on trouve également en Autriche, Suisse, Allemagne…) est un poêle massif en brique habillée de faïences. Il peut aussi être en stéatite (plus dense et offrant une meilleure conductivité thermique)dans les pays Scandinaves. Le circuit des gaz brûlés est suffisamment long pour que ceux-ci se refroidissent au contact de la brique et les calories emmagasinées pendant la période de combustion (de l’ordre d’une heure) sont restituées pendant une demi-journée. Le rendement d’un tel appareil est remarquable et le confort qu’il procure est exceptionnel. Seul inconvénient : le bois qu’il brûle doit être refendu en morceaux relativement fins pour favoriser une combustion rapide.
En revanche, le fait de travailler à pleine combustion permet à ces poêles à bois de produire des fumées plus propres que les autres (moins de CO, moins de condensats imbrûlés,…). La cheminée reste beaucoup plus propre qu’avec les poêles à bois traditionnels où couve un feu continu. De plus, par ce principe, ces poêles à bois acceptent très bien des bois résineux sans encrassement.
Les inconvénients sont que l’investissement de départ est souvent considérable. Il faut en effet une quantité appréciable de matière pour accumuler la chaleur. On compte en général une tonne pour 40 à 50 m² suivant l’isolation de la maison, suivant qu’on s’en sert comme appoint ou comme chauffage principal. Mais la chaleur par rayonnement apporte de nombreux autres avantages difficilement quantifiables. Il faut l’avoir vécue pour le comprendre. Autre inconvénient : le poids élevé ne permet pas d’installer ce type de poêle dans les étages d’un bâtiment.
Les poêles à bois, à granulés de bois (ou pellets)
Les poêles à granulés (ou pellets) permettent de s’affranchir de la corvée du bois. Il présente de plus un excellent rendement (jusqu’à 90%) et une grande autonomie.
Un réservoir de granulés alimente automatiquement la chambre de combustion à l’aide d’une vis sans fin. Le thermostat commande la combustion pour satisfaire la température programmée. Une résistance électrique de 400 Watt permet l’allumage automatique du poêle à l’heure souhaitée.
L’utilisation d’une vis sans fin nécessite une alimentation électrique permanente. (Environ 80 W)
Consommation
Exemple : Pour une habitation de 80 m² bien isolée, compter 10 à 15 kg de granulés par jour (pour une température extérieure de 0°C à 5°C)
Les granulés sont confectionnés à partir de sciures et déchets ligneux compressés sans adjonction de liants.

(source ekopedia)